Identifier une situation de maltraitance

Quels sont les signes qui doivent m’alerter ?

Les plaintes de la victime présumée

Les indicateurs de maltraitance sont divers. Ils concernent tout d’abord les plaintes que la victime me confie.

Les constats que je fais

Je peux également observer certains signes qui doivent m’alerter :

  • Des traces de coups
  • Un changement de comportement doit alerter
  • Un amaigrissement notable
  • Un confinement au domicile de la personne, pouvant signifier un enfermement avec impossibilité de communiquer avec l’extérieur
  • Des cris

Les facteurs de risques

Les facteurs de risques sont des caractéristiques liées à une personne. Ils dépendent de à son environnement, de sa culture ou de son mode de vie. Ces facteurs sont liés à des probabilités. C’est pourquoi on doit les aborder avec beaucoup de prudence.
En effet, de nombreux facteurs peuvent jouer dans une situation de maltraitance. De plus, les maltraitances sont souvent multiples et imbriquées. Le risque de maltraitance est plus important si :

  • La personne est isolée et souffre de solitude
  • Elle est dépendante d’une personne en qui elle a confiance.

Cette dépendance peut être matérielle physique, ou émotionnelle.

Il y a violence chaque fois qu’il y a abus de pouvoir. Fait étonnant,  la violence renforce parfois l’attachement entre les personnes concernées.

Les facteurs de risques liés à la personne potentiellement victime

La personne est vulnérable

  • Vulnérabilité, sentiment de culpabilité
  • Maladie, handicap
  • Maladie psychique, dépression
  • Confiance et attachement envers le maltraitant potentiel

Un environnement favorisant un rapport de force déséquilibré

  • Isolement
  • Solitude
  • Décès ou maladie d’un proche
  • Conditions économiques : pauvreté, dépendance matérielle ou au contraire situation qui attire les convoitises
  • Logement inadapté
  • Cohabitation de la personne vulnérable avec la personne qui l’aide
  • Exclusion sociale.

Des comportements sociaux

  • Addictions
  • Violence familiale

Les facteurs de risques liés à la personne potentiellement maltraitante

Les auteurs de maltraitance sont le plus fréquemment :

  • Les membres de la famille
  • Puis le personnel soignant
  • L’entourage non familial
  • Le personnel non médical dans les établissements accueillant des personnes vulnérables
  • Et enfin les tuteurs ou curateurs.

Facteurs liés à la personne

La maltraitance « ordinaire », les négligences répétées sont le plus souvent le fait de proches aimants, de bonne volonté. Parfois aussi, ce sont des professionnels engagés, qui veulent aider.  Mais ils peuvent être dépassés par les difficultés rencontrées lors de la relation d’aide.

  • L’aidant ou le soignant n’est pas bien préparé. Il manque d’information.
  • Isolement. L’aidant n’est pas accompagné
  • Épuisement de l’aidant, surcharge morale et affective
  • Fragilité psychologique de l’aidant, maladie psychique, dépression
  • L’aidant vit la relation d’aide comme une charge
  • Caractères de la personnalité : cupidité, désir de domination…

Environnement

  • Cohabitation avec la personne vulnérable
  • Relation de dépendance matérielle entre l’aidant et l’aidé
  • Relation entre les différentes personnes de l’entourage de la personne vulnérable

Comportement sociaux

  • Addictions
  • Violences familiales

Les facteurs liés aux établissements

Souvent  des tensions dans les structures de soins, d’accueil ou d’hébergement favorisent à la maltraitance. Ces tensions peuvent avoir plusieurs causes.

Par exemple :

  • Personnel insuffisamment formé
  • Surcharge de travail du personnel
  • Dysfonctionnements au sein de l’équipe
  • Problèmes de gestion financière
  • Problèmes de gestion des ressources humaines
  • Certains métiers sont mal considérés.

Les représentations dégradantes , les idées toutes faites sont également dangereuses…

  • Le regard porté sur la vieillesse et le handicap
  • Regard social dévalorisant
  • Obligation de bien-vieillir.

Enfin, la souffrance de la personne accentue le risque de maltraitance.

  • Vécu douloureux des pertes ou du handicap
  • Sentiment d’inutilité et d’abandon.